CYANURE

Face au glaive, sans armure
Le brave brandit son arme
Puisqu’il faut vraiment mourir
Ne salît point ton âme
A l’amour comme à la guerre
Tous les coups sont permis
C’est dans les plus grandes des douleurs
Que l’amour fleurit
La perte ou la victoire
Entachera ton nom
Je veux être ta gloire
Et non la chute de ton renom
Puisqu’il faut vivre sans toi
Je préfère de loin mourir
Sans la chaleur de tes bras
Mon cœur cèderait à cette torture
Si la mort tarde à venir à moi
Peu m’importe de l’appeler
Dormir éternellement
Pour être à tes côtés
Une fiole de Cyanure
Et je dis à Ta Santé
Si la vie refuse de nous unir
C’est à la mort de s’en charger
Une goutte de cyanure sur ma bouche est portée
Un destin bien tragique
A t’avoir trop aimé

Fruits Interdits


J’avais aimé et l’on m’a déçu
Je me suis enfuie et l’on m’a poursuivi
Je suis restée et l’on m’a bannît
L’amour existait et j’y avais pas cru
Et puis un jour t’es apparu
T’étais là mais qui étais-tu ?
Mon âme sœur l’homme de vie ?
Mais en ce jour j’ai enfin compris
Que t’étais seulement toi et que c’est ainsi
Que je t’aime et je suis toute ta vie
Que l’amour nous a souris
Adam et Eve de nouveau réunis
Et plus de SERPENT ni de FRUITS INTERDITS

ça brule ici àTananarivo

La TVM, la RNM, MBS, Magro Ankorondrano, Behoririka, Tanjom-bato sont parties en fumée suite à l’intervention et à la devalisation faite ceux qui se battent pour la démocratie disent-ils.
En demi-journée, les partisans de « celui qui se bat pour la démocratie » ont fait tant de dégâts que personnellement, je n’arrive plus à voir la noblesse de leur acte. Les universitaires se sont aussi ralliés à ce mouvement suite à l’incarcération de trois d’entre leur camarades.
J’ai une impression de déjà vu. C’est comme un mauvais film qui ne cesse de tourner et de retourner sur le projecteur malgache. La population en furie se met à tout détruire sur son passage, des jeunes en colère à cause de la misère qui se révoltent. Le but du jeu : améliorer la vie des malgaches disent-ils. Dites ce que vous voulez car moi je ne suis pas convaincu que ce qui s’est passé aujourd’hui améliorera la vie de la population malgache.
J’adhère à la lutte pour la démocratie, c’est une cause bien noble mais je suis contre la violence quelque soit ses formes. Deux personnes furent tuées et une grièvement bléssés lors de l’assaut de la MBS, ce sont des militants qui étaient en première ligne…
Quand tous cela va-t-il finir ?
J’espère que ce sera bien vite car sinon les dégâts risquent d’être irréparable surtout en cette période de crise mondiale et avec les plais de l’événement de 2002 qui ne se sont pas encore cicatrisées.

pour bloguer…

Comment ne pas faire honneur à la charmante invitation que m’a donnée le grand Jentilisa et le fameu Tomavana?

Dès que j’ai reçu l’invitation je me suis mis au travail. J’avoue que dans le passé j’ai souvent nié mon appartenance à l’Afrique car à force de vivre dans une grande île comme Madagascar, on a souvent tendance de penser qu’on est seul au monde.

Mais depuis quelque temps l’Afrique me passionne au point que je me sens africaine à chaque goutte de mon sang au moindre de mes cellules. On a tous besoin de retrouver ces racines et les miens viennent de l’Afrique.

L’Afrique et la terre des lion, là ou la vie est deux fois plus dure et deux fois plus belle.

L’Afrique, la terre des peuples résignés. Mes ancêtres se sont tût quand la colère des colons s’est abattue sur eux, les miens se sont tût quand l’avarice des particuliers ont pris toutes leur richesses et les ont piller toute ce qui leur biens. Ils se sont tût quand on a tué les leurs, leur familles, leur amis. Et les miens se sont toujours tût.

Pourquoi doit-on bloguer en Afrique ?

Pour que la mère ait enfin des personnes présentes pour la défendre, pour se refuser à ce qu’elle sombre dans un nouveau siècle de résignation et de souffrance.

Les miens ne veulent plus se taire.

On veut clamer toutes nos souffrances, chanter nos joies. Nous épanouir. Montrer au monde entier que l’Afrique n’est pas seulement la terre de lion. Que nos vies ne se résument pas seulement à la famine au paludisme au Sida. L’Afrique est une culture, une façon d’être, le mélange de toutes les traditions le composant.

On blog en Afrique pour prouver à tous que notre continent n’est pas faite que de souffrance car on est les peuples les plus heureux qui soit. Nos danses nos chants, nos poèmes le prouvent.

Pour suivre ce fil d’idée je tag les bloguers suivant

Patrick de Tamatave parce qu’il a si bien présenté sa ville que je pense qu’il en fera autant pour l’Afrique.

Raslmetal parce que son tandem Born to be the n°1 concorde avec les idées que je veux faire passer.

Rambelosonrondro car elle parle souvent des grandes valeurs traditionnelles de notre pays, image qu’il faut surtout refléter dans le monde.

Diana la lady D du club foko pour son cœur débordant d’amour et de générosité

Koloina pour son charisme

Et Micramia pour la théorie très intéressante sur la pauvreté.

A vous le relai mes amis et bon écriture !

Au sommet

Je rêves de voler

Et de toucher le ciel

Grimper tellement haut

Atteindre le sommet

Le monde est faite de merveille

Tout paraît si beau

Quand on est a la hauteur

Et pouf on tombe

Et on avale les poussières

C’est la vie

On tombe et on se relève

On aime et on oublie

Jusqu’à ce que notre vie s’achève

La vie est ainsi

Ecoeurement

A mon âge, les jeunes filles ont tendance à penser que leur petits copains, leur amis et le shopping sont le monde entier.

Par contre fidèle à mon éducation, j’ai compris bien assez tôt que la vie n’est pas qu’une partie de plaisir. Mais ce que je viens de voir il y a quelque heure dépasse toute la conception que j’ai toujours eu du mots « réalité ».
On avait été contacté pour faire un reportage à Andralanitra. Rondro et moi y sommes allés sans trop savoir ce qui nous attendait sur place. Tout ce qu’on savait c’est que c’était un reportage sur les ordures sur place et la commune urbaine de Tana allait faire une action sur place et qu’il fallait se rendre à l’endroit de ces ordures. Je ne sais pas trop à quoi on s’attendait mais certainement pas à ce à quoi on avait assisté.

Un camion à ordure roulait devant notre voiture au moment où on s’est rapproché de l’endroit. Arrivé à sa destination il a renversé toutes les ordures et à ce moment là une quelque trentaines de personnes se sont ruées sur les ordures.

Ecœurement, c’est le seul mots qui puisse définir ce que j’ai ressenti à ce moment là.

Ecœurement pour toute ces personnes qui n’ont que les ordures pour vivre, qui patientent toute la journée en espérant que les ordures leur livrent du trésors.

Ecoeurement pour l’attitude répulsive que j’avais adopté à ce moment là.Je me suis cru être une fille ouverte d’esprit,n’ayant ni préjugé, ni de jugement. Pourtant devant ce spectacle je n’avais qu’une seule envie me tirer de là et me detacher de ces gens.

Ecoeurement pour l’odeur répugnant qui régnait dans l’atmosphère. Je n’ai jamais ressenti un odeur aussi répugnant et dégueulasse de toute ma vie. Le temps que notre voiture fasse demi-tour m’a semblé être une éternité. Je ne respirais plus. Si dégueulasse que Rondro a vomit sur place.

Et moi, toujours aussi écœuré, je ne pouvais pas vomir pourtant, ce n’était pas l’envie qui me manquait. Je repensais à tous cela. Ces gens, l’attitude que j’avais adopté, à l’odeur qui y régnait. Comment pouvaient-ils vivre là. Ecœurement